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Voyage Nicaragua : premières impressions de François D.

Article rédigé le vendredi 28 octobre 2011

Notre bande de joyeux drilles est bien arrivee au Nicaragua ! Pourtant, quelques heures avant le départ, tout aurait pu être remis en cause : à moitié endormis, alors que la nuit etait loin de voir le jour, apres un reveil douloureux sous les sonneries plaintives du reveil une question existencielle se presente a nous : et si on se rendormais, peinard ; Et tant pis pour le Nicaragua !

23/10/2011

Et non ! Au prix d’un effort surhumain, nous avons fini par decoller, le doute profond ayant rapidement laisse place au branle bas de combat des cernieres minutes d’avant depart.

Enregistrement boucle, papiers verifies nous voila parti pour le premier vol de cette longue journee.

Manger-lire-discuter-siester-rigoler : Londres s’offre a nous, dans un lever de soleil reserve aux rares chanceux s’etant eleves par dessus les cieux.

Controle a nouveau passe, nous voila repartis pour un petit tour de manege :

Manger-lire-discuter-siester-rigoler : et Miami apparait sous les roues de notre pachiderme des airs. Mais ou sont les palmiers ?
Minute papillon, ne pressons pas les choses : files, releve d’empreintes, photo, dialogue croustillant avec un cow-boy au crane rase et a la machoire prononcee rythmee par un machouilement intmpestif d’une gomme/chique/bonbon – selon l’origine de nos vaillants voyageurs.

On prend l’air brievement, assez longtemps pour s’assurer que les palmiers sont bien la. Les plus courageux s’enfilent ensuite un Burger King, pasaje chez l’oncle Sam oblige !

Sieste digestive, controle : cerniere etape de notre voyage, le vol pour Managua-Nicaragua – ou nous arrivons au terme d’une course contre les fuseaux horaires aui nous aura finalement decalee de huit heures. Pourtant on est pas encore pret de se coucher.

Le soir etant tombe sur la capitale, nous essayons tant bien que mal de nous faire une premiere image mentale du Nicaragua. Sous les halos succesifs des lampadaires, quelques indices filtrent : et le contexte particulier des elections presidentielles – qui auront lieux ce 06 novembre, jour de notre depart – s’offre a nous : les lampadaires portent a leer cous de longues banderolas leer faisant office de bavoirs sur lesauelles ont peu lire “voto Util” en dessous de la photo d’un homme a l’age deja avance. Les panneaux publicitaires de toutes tailles dedies a la campagne se succedent, et un constant s’iñpose lentement : Daniel Ortega, actuel president et membre du Front Sandiniste de Liberation Nationale (FSLN) est particulierement present. Sous son visage son tuerce gagnant : Catholicisme, socialisme, solidarite. Souvent accompagne des slogans populistas suivants : “pouvoir citoyen” “Le peuple President”. Notre voiture tourne dans des rues relativement calmes. Imposible pour nous de savoir si nous nous trouvons en banlieue ou dans le centre ville . ici les grattes ciels n’ont pas pousses et la ville, etalee, semble n’etre qu’une sucesión de banlieues. Au fur et a mesure que les murs defilent sous la lumiere des phares de l’auto, tags et peintures murales s’offrent partiellement a nous : “Nous sommes revolution”, “vive le FSLN”, “vive la revolution” “notre terre …” …

Hotel-douche-dodo. Nos paupieres se ferment, a demain Nicaragua !

24/10/11

Des 8 heures du matin, notre maratón de rencontres debute :

Nous sommes mis a rude eptreuve : premiers contacts avec l’espagnol sous le bruit legar mais constant de la ventilation, (re)plongee dans la thematique du comerse internacional et de ses effets sur l’agriculture paysanne, digestión du decalage horaire brutal, … Grace a notre vaillance – et surtout grace a la quqlite de nos intervenants - , tout se passe finalement assez bien !

En cette premiere journee nous sommes plonges dans le travail d’organisations et de mouvements centres sur l’agriculture paysanne et la promotion de l’agroecologie.

Neanmoins tous y vont de leer specificite : certains articulent pressions politiques et formations, d’autres se concentrent sur la commercialisation et la reation d’un label “agroecologique”, certains promeuvent la mise en plce de cooperatives, l’utilisation de semences locales (et non transgeniques), l’un axe son travail sur l’aspctnutritionel de la lutte contre la fair, d’autres sur l’autonomie sociale et economique des petits producteurs. La plupart menent le combat sur plusieurs de ces fronts.

Le temps de midi est l’occasion de se confronter a la nourriture locale : c’est gras, c’est colore, c’est bon. Nos deplacements entre les rendez-vous sont egalement l’occaion de voir Managua de jour : ses points d’eaux, sa verdure, sa complexite. Ocasión de voir egalement vuelques montagnes pointer le bout de leurs flancs au lointain, presageant deja de ntore deuxieme semaine sur le sol Nicaragua, que l’on effectuera en milieu rural, dans la region de Jinotega. Mais n’allons pas trop vite en besogne, chaque chose en son temps !

Epuises nous coupons court a toute prolongation et rentrons de bonne heure a notre auberge. Repos, de-brifing, premier contact avec la biere locale (c’est frais, c’est bon !), manger et hop, au dodo ! Car demain, re-belotte !